Par JK
La lutte contre les déviances pédagogiques franchit un nouveau palier dans le Haut-Katanga. Suite à des alertes données via le numéro vert de la cellule de lutte contre les antivaleurs, les autorités scolaires provinciales ont diligenté une enquête rigoureuse sur plusieurs cas de châtiments corporels infligés aux élèves.
Le cas le plus alarmant a été enregistré au Complexe Scolaire Saint André, du quartier Salama2, dans la commune de Lubumbashi. Cinq élèves de 6e année primaire y ont été violemment fouettés par un enseignant. Les séquelles physiques d’importants gonflements ont nécessité l’intervention immédiate des autorités notamment le proved Joseph Mwinkeu, l’ipp Jean-Pierre Kokumbo, le sous-proved de Lubumbashi 1 et l’inspool du primaire, ce jeudi 05 mars.
À l’arrivée des autorités, l’enseignant mis en cause a pris la fuite, confirmant par son acte la gravité des faits lui reprochés.
Outre les violences physiques, les autorités ont découvert que l’école organisait illégalement des cours facturés à 30 000 FC par élève, au mépris des directives officielles interdisant ces pratiques.
Face à cette « légèreté blâmable » et à la violation manifeste des consignes de tutelle, les sanctions n’ont pas tardé. Les autorités ont ordonné à l’inspecteur de suspendre immédiatement le directeur de l’école, et d’ouvrir un dossier disciplinaire à l’encontre de l’enseignant fugitif.
« Aucun écart de conduite ne sera toléré. L’école doit rester un sanctuaire de savoir et non un lieu de traumatisme », a martelé le proved Joseph Mwinkeu Tshiend lors de cette descente.
Saisissant cette opportunité, les autorités provinciales ont lancé un avertissement solennel à tous les chefs d’établissements. Elles ont réaffirmé l’interdiction stricte des punitions corporelles sous toutes leurs formes et des cours supplémentaires.
La province éducationnelle invite les parents à rester vigilants et à continuer de dénoncer tout abus via le numéro vert mis à leur disposition. L’objectif est de garantir un environnement scolaire sain, éthique et respectueux de la dignité de l’enfant.
