Par JK
La RDC va revivre les périodes de gloire qu’a connu le secteur agricole interrompu après l’accession du pays à l’indépendance ». Tel est le leitmotiv de la campagne agricole 2024-2025 lancée jeudi, 17 octobre, à la place de l’échangeur de Limete à Kinshasa par le minisre de l’agriculture et Sécurité alimentaire, Grégoire Mutshail Mutomb.
Plusieurs personnalités et autorités du pays, dont le vice-premier ministre, ministe de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires Coutumières, Jaquemain Shabani, représentant la Première Ministre, ont pris part à la cérémonie officielle.
Dans son allocution, le Ministre en charge de l’Agriculture a, au nom de toute la communauté des agriculteurs, rendu d’abord un vibrant hommage au Président de la République, Chef de l’État Félix Tshisekedi Tshilombo, pour avoir impulsé cette cérémonie de lancement de la campagne agricole 2024-2025, mais surtout pour avoir placé l’Agriculture et la sécurité alimentaire comme priorités du quatrième engagement de son second mandat pour la diversification de l’économie congolaise, notamment l’agriculture.
Il a rappelé à l’assistance que depuis le 30 juin 1960, l’agriculture congolaise était l’une des plus florissantes en Afrique.
» La campagne agricole 2024-2025, représente une opportunité essentielle pour revitaliser le secteur agricole. Elle coïncide avec le début du second mandat du Président de la République et chef de l’État. Elle constitue la matérialisation de la vision du Chef de l’État qui prône la revanche du sol sur le sous sol. En d’autres termes, il s’agit de la revanche de l’agriculture sur les minerais. L’agriculture congolaise a connu des périodes de gloire que je voudrais faire revivre à la nation congolaise. Au 30 juin 1960, l’agriculture congolaise était l’une des plus florissantes en Afrique. Elle utilisait directement environ 75% de la main d’œuvre active sans compter les 10% qui étaient utilisés dans l’agro industrie. Par ailleurs, sa contribution dans la formation du Produit Intérieur Brut (PIB) était évaluée à 30% et sa quote-part dans les exportations à 40% du total de la valeur des exportations nationales. Malheureusement, après l’accession du pays à l’indépendance, les performances de l’Agriculture congolaise n’ont cessé de se dégrader de manière drastique à la suite des nombreux évènements qui ont émaillé la période de l’après indépendance de la RDC », a-t-il rappelé.
Le ministre Grégoire Mutshail a révélé que dans le cadre de la réussite de cette campagne, cinq millions quatre-vingt-cinq mille (5.085.000) tonnes de semences de différentes variétés sont déjà réparties dans les 26 provinces ; un million trois cents six milles cinq-cents vingt (1.306.520) pièces de matériels aratoires y compris des houes, arrosoirs, binettes, brouettes, bâches, bottes ; cinquante-huit mille huit cents (58.800) litres de pesticides accompagnés d’appareils de traitement comme les pulvérisateurs et des équipements de protection phytosanitaire dont les imperméables et les masques ; quatre cent tonnes (400) des fertilisants minéraux ; trente-sept millions cinq-cent-mille mètre linéaires (37.500.000) de boutures de manioc ; deux millions quatre-vingt-sept mille (2.087.000) kilogrammes de semences améliorées de maïs, riz, légumineuses et maraîchères pour ne citer que ceux-là.
Avant d’ajouter : « Dans le cadre de la motorisation agricole, mon Ministère a déjà réceptionné une centaine de tracteurs accompagnés d’accessoires avec des pièces travaillantes sur les mille soixante-deux commandés (1.062) ainsi que quatre-cents motos commandés, septante séchoirs à énergie solaire commandés et mille vélos commandés ».
Il a précise que ces commandes sont passées dans le respect scrupuleux de la procédure contractuelle régulière de passation des marchés publics.
En outre, l’ingénieur Grégoire Mutshail souligne qu’il s’emploie à faciliter l’installation d’au moins soixante mille hectares (60.000 ha) de cultures sur toute l’étendue de la RDC en raison de deux mille à trois mille hectares par province. Cette vaste vision sera appuyée par les partenariats public-privé (PPP), misant sur les coopératives agricoles, les agropoles, les fondations et entrepreneurs agricoles, a-t-il mentionné.
Déjà, certaines provinces ont anticipativement bénéficié de quelques matériels au regard de la nécessité et de l’urgence qui prévalaient dans certains bassins de production. Il s’agit entre autre de la
ville de Kinshasa où l’association des maraîchers de Kingabwa et l’association des maraîchers de N’djili CECOMAF ont reçu mille kits de vingt-six pièces de matériels et outils agricoles, ainsi que des intrants agricoles, l’appui au labour et hersage sur cent hectares pour la production des piments pour l’Association des femmes productrices ; pour la province de l’Equateur, …
