Par JK
Début des opérations d’enrôlement des candidats à l’examen d’État session 2024-2025 : devant les inspecteurs du secondaire dans le Haut-Katanga1, le proved Joseph Mwinkeu Tshiend et l’IPP Nicolas Nyange Bizy martelent sur le respect des instructions en vigueur et la lutte contre les antivaleurs
En République Démocratique du Congo, les écoles secondaires alignent à chaque début de l’année scolaire leurs élèves finalistes comme des nouveaux candidats à l’examen d’État. Pour maîtriser les effectifs réels et identifier chaque candidat, les inspections principales provinciales du ministère de l’éducation nationale et de la nouvelle citoyenneté se chargent d’organiser les opérations d’enrôlement des candidats.
Ces opérations sont faites dans le strict respect des instructions y relatives qui sont en vigueur et ce, pour chaque étape.
Connaissant les défis et les réalités de terrain, les autorités éducationnelles du Haut-Katanga1 ont organisé une séance de travail avec les inspecteurs du secondaire ce lundi 21 octobre 2024, dans la salle des réunions du lycée Tuendelee, pour les inviter à respecter scrupuleusement les dispositions légales qui réglementent tout le processus et à lutter inébranlablement contre les antivaleurs.
C’était une longue séance de travail de plus de trois heures, durant lesquelles les responsables de la province éducationnelle du Haut-Katanga1 ont pris tout leur temps, pour expliquer aux inspecteurs leur ardent désir, leur engagement et leur détermination à bien faire des choses.
En commençant par le contrôle des dossiers des finalistes, la prise d’inscription au rôle, la capture et la numérisation de la fiche E01, messieurs le proved Joseph Mwinkeu Tshiend et l’ipp Nicolas Nyange Bizy ont eu des mots justes pour se faire comprendre par les inspecteurs.
Profitant de cette occasion, les autorités scolaires ont apporté de la lumière sur quelques points dont ils sont gratuitement accusés par des personnes mal intentionnées.
Le proved et l’IPP incriminés, considèrent que l’auteur des accusations partagées dans les réseaux sociaux est soit mal informé, soit mal intentionné sinon manipulé.
En effet, avec preuves à l’appui, ils ont présenté le processus de fixation des frais d’enrôlement aux examens d’Etat et ceux qui participent à cette fixation.
A propos de la numérisation de la fiche E01, monsieur le principal explique:
« Nous sommes passés du système manuel au numérique, tant pour les fiches que pour les photos. Et cela est une avancée nationale, pas que dans notre province éducationnelle. À part la seule copie de la fiche E01 qu’on remet à l’élève, tout reste dans le système informatique de l’inspection générale. On capture les photos dans les écoles suivant le format officiel avant d’intégrer automatiquement le système suivant les informations de chaque candidat [élève]. Et c’est désormais ainsi dans toutes les provinces éducationnelle ».
Sans blâmer l’accusateur, le proved Joseph Mwinkeu Tshiend, se dit choqué et supris. Car, tous les frais payés dans le processus d’enrôlement aux examens d’Etat ne sont ni imposés ni illégaux, ni propres à la province.
« Les frais de participations à ces examens sont proposés en collège par le comité provincial de l’éducation nationale et nouvelle citoyenneté, a-t-il fait savoir. »
À lui de poursuivie : le comité est composé de 21 personnes dont l’IPP et moi, les représentants des parents, des syndicats, des promoteurs d’écoles, des coordinations des écoles conventionnées, etc. Les propositions retenues sont ensuite soumises au cabinet de notre ministre nationale qui en vérifie la conformité. S’il les approuve, le proved est notifié et appelé à les soumettre au gouverneur de sa province pour les couler en arrêté. Dès lors, vous comprenez que les frais sont décidés par plusieurs intervenants, et ne reviennent pas à la province et sont contrôlés à différents niveaux. »
Quant à la maltraitance dont ils sont accusés, l’IPP et le PROVED rappellent que les chefs d’établissement n’accomplissent que le travail qui leur revient. Et s’ils doivent être payés, cela n’est pas une charge de la province.
Dans le message accusateur, l’auteur manipulé est revenu sur le processus de numérisation qui, selon lui, est déjà supprimée. Il écrit : « La session 2024, ils [PROVED et IPP] ont exigé 50 000Fc sans en faire la répartition. Et pour cette session 2025, malgré la suppression de la numérisation, ces deux autorités exigent 55 000Fc pour l’enrôlement, sans fournir les détails ».
Monsieur Nicolas Nyange Bizy confirme que les 55 000Fc exigés sont bien réels et couvrent toutes les opérations d’enrôlement des élèves. De toutes ces opérations, seule la fiche E01 est remise en dur à l’élève, preuve qu’il est réellement enregistré.
